Création et formation des Comités de suivi Budgétaire (CSB)

Depuis la création de l’OGRP en 2004, plusieurs rapports d’exécution du Budget de l’Etat ont été élaborés, édités et diffusés. A cet effet, le GRAMPTC procède par la collecte des informations auprès des services publics (Ministère des Finances et du Budget, Institut National des Statistiques, des Etudes Economiques et Démographiques, Cellule économique, etc.) et des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, etc.). Les types de documents collectés sont : les fascicules budgétaires, les lois de finances initiales et rectificatives, les rapports d’exécution du Budget, les rapports sur la situation économique du pays, etc.).

Les analyses sont faites sur la base de ces informations collectées mais parfois complétés par des entretiens avec certains fonctionnaires. Autrement dit, le rapport sur l’exécution du budget de l’Etat est un rapport analytique qui se base sur les données fournies par les différents services des ministères prioritaires et notamment, ceux du ministère de finances et du Budget. Il fournit une analyse critique de l’exécution du budget et l’Etat au cours de l’exercice budgétaire écoulé, le respect des engagements sociaux économiques et politiques de l’Etat, l’efficacité et l’efficience des dépenses budgétaires. C’est un précieux document de plaidoyer à la disposition de la société civile pour plaider en faveur d’une meilleure allocation des ressources tenant compte des objectifs de lutte contre la pauvreté et une gestion transparente et responsable des ressources publiques.

Le GRAMP/TC a déjà réalisé de tels rapports pour les exercices budgétaires 2004, 2005 et 2006 ainsi qu’en 2010.

Des recommandations à l’attention de toutes les parties prenantes sont formulées à la fin de chaque rapport pour favoriser une meilleure gestion des ressources budgétaires de l’Etat. Ces rapports sont bien accueillis par l’opinion publique, les partenaires au développement et les décideurs comme une aide à la gestion. Leur publication a été interrompue faute de financement. Bien que critique, ces rapports sont aussi bien accueillis par les services de l’Etat qui font de la société civile un acteur incontournable dans la mise œuvre des politiques de lutte contre la pauvreté au Tchad.